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Pardon de St Melaine

Notre Pardon a eu lieu le 20 juillet 2008, sous la présidence de Monseigneur Guillon (voir son homélie en cliquant ici), ancien évêque de Quimper et Léon, assisté des prêtres : Père Gilles Morel d’Arleux, Père Houis et Père Cheval.

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Un bon nombre de personnes suivirent la procession, de l’église à la chapelle, accompagnées des musiciens et en chantant. A l’arrivée, une croix offerte par une paroissienne a été bénie et la cérémonie s’est poursuivie par la messe en plein air, sous un beau soleil et avec un nombre impressionnant de fidèles.

Environ 130 personnes ont été servies sur le terrain, lors du repas, dans ce cadre de verdure agréable et arboré.

La kermesse qui a suivi avec jeux, galettes saucisses, crêpes et gâteaux, a connu un beau succès, comme d’habitude.

Une partie de l’argent récolté l’année dernière nous a permis de faire 3 dons à des associations : Les petites sœurs des pauvres, la fondation Abbé Pierre qui s’occupe du relogement des plus pauvres, et la paroisse, ainsi que l’achat de deux enceintes pour l’église de Brain.

Nous remercions tous les bénévoles qui ont œuvré pour le bon déroulement de ce pardon et surtout le groupe de jeunes qui nous a bien aidés.

Bon vent à tous, à l’année prochaine, si Dieu le veut.

 

Homélie de Monseigneur Guillon

 

Nous venons d’entendre des paroles adressées par Jésus à ses disciples au moment où il les envoyait en mission.

La première chose qu’il leur demande c’est de prier le maître de la moisson d’envoyer des ouvriers pour sa moisson. Le maître de la moisson, c’est Dieu. Les ouvriers, ce sont ceux et celles qui acceptent de collaborer à l’œuvre de Dieu, c’est-à-dire de faire connaître aux hommes la Bonne Nouvelle de l’Evangile.

Au moment où Jésus parle, ces ouvriers sont peu nombreux : quelques dizaines, dont la plupart l’abandonneront par la suite. Il faudra de toutes façons qu’ils aient des successeurs dans la suite des siècles et dans les différents pays. Jésus invite ceux qui l’écoutent à demander à Dieu, qui a le pourvoir d’éclairer les esprits, de toucher les cœurs, d’affermir les volontés, d’envoyer beaucoup de bons ouvriers à la moisson.

Saint Melaine est précisément l’un de ces ouvriers que Dieu a suscités. Il est né ici même, vous le savez, autour de l’année 450 et il est devenu évêque de Rennes, alors qu’il avait à peu près 40 ans ; et sa présence et son témoignage ont permis à nos ancêtres de grandir dans la foi chrétienne, ici même et dans tous le diocèse de Rennes et même au-delà, car Saint Melaine a participé à des réunions d’évêques importantes, par exemple, en 511, à Orléans. Comme le dit l’oraison de cette messe que nous célébrons, Dieu lui a donné « de se dévouer, par la parole et par l’exemple, à ceux dont il avait la charge ». La vénération qu’on lui portait, de son vivant, s’est encore accrue par la suite ; et c’est pour cela que, chaque année, nous célébrons le Pardon de ce grand saint.

 

Célébrer ce Pardon, ce n’est pas simplement nous rassembler pour une procession et une messe. C’est accueillir le message qu’il nous a laissé, en essayant de nous laisser interpeller et transformer par ce message.

Quel est-il ce message ? C’est celui des apôtres de tous les temps et tous les pays : il est résumé dans une simple phrase de Jésus, qui terminait notre lecture d’Evangile : « Le Règne de Dieu est tout proche de vous ». Ce qui veut dire que Dieu est présent là où nous sommes, qu’il est étroitement mêlé à notre vie. D’ailleurs si nous existons, c’est parce que Dieu nous a créés, par amour et son désir est que nous reconnaissions cet amour et que nous y répondions, en l’aimant et en aimant nos frères ; et que nous vivions en communion avec lui, dès maintenant et après notre mort, pour l’éternité.

Très souvent, malheureusement, nous ne faisons pas attention à Dieu. Nous ne nous intéressons pas à sa présence et à son amour ; c’est comme si nous avions peur qu’il nous dérange, alors qu’il ne veut que notre bonheur. Nous vivons de manière superficielle, en nous occupant de toutes sortes de choses, sauf des plus importantes. Alors nos jours et nos années glissent entre nos mains, comme du sable et il n’en reste rien…

Le Pardon est une occasion de réagir contre cette sorte d’engourdissement spirituel. Une occasion de prendre la résolution de prier davantage, par exemple en lisant la parole de Dieu. Certains le font d’ailleurs, en utilisant des petits livres comme Prions en Eglise et je crois qu’ils s’en trouvent bien.

Si nous faisons plus attention à Dieu, nous serons, par le fait même, plus attentifs à participer à la vie de l’Eglise. Dans une paroisse, ou un ensemble de paroisses, il y a des services à rendre, des tâches à accomplir, de différentes catégories : parfois ce sont des tâches matérielles ou d’organisation ; parfois ce sont des tâches qui supposent une réflexion chrétienne plus approfondie, par exemple la catéchèse ou la liturgie. Bien sûr , tout le monde ne peut pas tout faire ; mais, ce qui est important c’est d’être disponible pour entendre et accueillir les demandes qui nous sont faites, ne pas dire non trop vite ; prendre le temps de réfléchir un peu, en nous disant que, ce que nous ne faisons pas retombe nécessairement sur les autres, comme par exemple dans une famille.

Saint Melaine, que nous fêtons aujourd’hui, nous a laissé un grand exemple. Demandons-lui de nous aider à comprendre que c’est Jésus qui est la lumière du monde et que c’est lui qu’il nous faut suivre, pour que notre vie soit vraiment belle, vraiment réussie.

 

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